Bruxelles, le 6 octobre 2024 — Le Théâtre national flamand a choisi d’accueillir, ce lundi 7 octobre, une journée dédiée à la défense de la cause palestinienne, intitulée « Ritual for Palestine ». Ce choix de date ne peut qu’indigner, puisqu’il coïncide avec l’anniversaire de la séquence génocidaire du 7 octobre, le pire acte de violence contre les Juifs depuis la Shoah. Ce jour-là, des terroristes palestiniens ont assassiné près de 1205 personnes, en majorité des civils, pour la seule raison de leur judéité supposée.
Cette provocation trouve un écho dans l’étrange impunité accordée à Herman Brusselmans, ce chroniqueur antisémite récidiviste qui, dans un hebdomadaire flamand grand public, avait exprimé son envie « d’enfoncer un couteau pointu dans la gorge de chaque Juif rencontré ». Loin d’être des incidents isolés, ces deux affaires révèlent une tolérance inquiétante à l’égard de l’antisémitisme, sous le prétexte fallacieux d’un antisionisme « bien compris ».
Les responsables du Théâtre national flamand, sur leur lancée, ne devraient-ils pas envisager de coorganiser, avec le parti d’extrême droite allemand AFD, un événement festif marquant les anniversaires des grandes rafles des 15-16 août, 28-29 août et 11-12 septembre 1942 ? Ces rafles, menées avec l’aide active d’éléments flamands pronazis et de la police d’Anvers, ont scellé le destin tragique des Juifs d’Anvers, dont 67 % ont péri durant la Shoah.
Il est grand temps que les institutions culturelles, tout comme les médias et le monde politique, fassent preuve de responsabilité en respectant la mémoire des victimes de l’antisémitisme, plutôt que de contribuer à la banalisation de la haine.
L’Institut Jonathas a été créé en mars 2024 à Bruxelles suite aux massacres du 7 octobre et à leurs répercussions ici en Belgique. C’est un centre d’études et d’action contre l’antisémitisme et contre tout ce qui le favorise en Belgique.

