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Retour Qui sommes-nous

Notre mission

Nous sommes une équipe dédiée à combattre la cyber-haine et à contrecarrer le négationnisme, enracinés dans un profond engagement envers la vérité historiques et le respect mutuel.

Par le biais de notre plateforme, nous visons à éduquer, sensibiliser et fournir des outils pour naviguer et agir contre la désinformation et la haine en ligne. Notre mission s’ancre dans la conviction que la connaissance et l’empathie peuvent transformer l’espace numérique en un lieu sûr pour tous.


Le site est réalisé avec l’appui de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Région wallonne et de la Région de Bruxelles-capitale.



Des engagements forts: le CCLJ et l’Institut Jonathas.


Situé à St Gilles, le Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind (CCLJ) ouvre ses portes à la communauté juive de Bruxelles croyante ou non, mais aussi à tous les curieux de cette culture qui ont envie de s’intéresser à un pan de son histoire, ancienne ou contemporaine ou à sa mémoire, et au-delà, à tous ceux et celles intéressés par l’une des activités culturelles et récréatives du CCLJ.

Les missions du CCLJ sont multiples. Il veille notamment à l’affirmation et à la transmission de l’identité juive  laïque dans le respect des différences, il est engagé contre toutes formes de racisme. Le CCLJ promeut le dialogue par le biais d’actions éducatives et d’un programme culturel ouvert à tous.

Tout au long de l’année, de nombreux événements sont organisés et des espaces de dialogue sont ménagés. Les activités s’adressent à toutes les générations. Le CCLJ accueille des auteurs tel que Boris Cyrulnik, Anne Sinclair ou Guillaume Ancel, des conférenciers, des réalisateurs tels que les frères Dardenne, des essayistes comme Rachel Kahn, Raphaël Glucksman, Raphaël Enthoven et tant d’autres.

Via son département « La haine, je dis NON! », le CCLJ sensibilise et fait comprendre à des publics intergénérationnels, venant d’horizons divers, les faits liés à la Shoah et aux autres crimes de génocide.

Le socle politique de l’Institut Jonathas est la lutte contre l’antisémitisme tel que défini par l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) et la lutte contre tout ce qui favorise l’antisémitisme en Belgique.
L’IHRA est une organisation intergouvernementale dont est membre la Belgique.

Sa définition de l’antisémitisme a été adoptée par les 35 Etats membres le 26 mai 2016, par le Parlement européen le 1er juin 2017, par le Conseil européen le 6 décembre 2018, ainsi que par les institutions de nombreux Etats-membres, dont le Sénat belge (10 décembre 2018).

La définition de l’IHRA est le fondement de la stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive, présentée par la Commission en octobre 2021. A travers onze exemples qui se veulent non exhaustifs, cette définition acte que l’antisémitisme prend différentes formes au gré des lieux, des époques et des crises.

Elle inclut les appels à effacer l’Etat d’Israël, la délégitimation de cet Etat, le refus d’un Etat au peuple juif, ainsi que les distorsions de la Shoah qui aboutissent à la minimiser ou à nazifier les Juifs ou Israël. Elle souligne également que « critiquer Israël comme on critiquerait tout autre État ne peut pas être considéré comme de l’antisémitisme ».

Prendre pour socle politique la définition de l’IHRA est un choix structurant et engageant en Belgique où l’agence fédérale chargée de lutter contre les discriminations, UNIA, n’est pas favorable à cette définition.



Les auteurs


Marc Knobel

Marc Knobel est un historien, essayiste et chercheur français, reconnu pour son expertise dans l’étude de la cyberhaine, en particulier les discours antisémites, racistes et extrémistes sur Internet. Depuis les années 1990, il analyse l’évolution de la haine en ligne, notamment à travers des travaux pionniers réalisés au Centre Simon Wiesenthal. Il a publié plusieurs ouvrages sur le sujet, dont Cyberhaine. Propagande et antisémitisme sur Internet (2021), qui examine comment les technologies numériques sont utilisées pour diffuser des messages haineux et propose des stratégies pour y faire face. Knobel est également engagé dans des initiatives visant à réguler les contenus haineux en ligne. Il préconise une approche combinant éducation numérique, signalement des contenus illicites, et responsabilisation des plateformes. Il insiste sur la nécessité de sanctions financières dissuasives pour les opérateurs numériques qui ne respectent pas leurs obligations. En outre, il a été membre du conseil scientifique de la DILCRAH (Délégation interministérielle de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) et il est chercheur associé à l’Institut Jonathas. 

Son travail met en lumière les dangers de l’anonymat en ligne et l’impact croissant des réseaux sociaux comme Twitter et Facebook dans la propagation de discours haineux. Marc Knobel est considéré comme l’un des principaux experts sur ces questions complexes.



Joël Kotek

Joël Kotek, né le 15 mai 1958 à Gand, est un éminent politologue et historien belge, professeur émérite des Universités, dont l’expertise se concentre principalement sur la Shoah, les génocides et l’antisémitisme. Ses travaux approfondis sur ces sujets cruciaux ont significativement contribué à la compréhension et à la mémoire de ces événements tragiques. Son ouvrage majeur, « Le Siècle des camps » (2000), récompensé par le prix Chateaubriand, offre une analyse détaillée des systèmes concentrationnaires du 20e siècle, mettant en lumière les mécanismes de déshumanisation et d’extermination. En tant que directeur de la formation au Mémorial de la Shoah de Paris (2003-2007), Kotek a joué un rôle crucial dans l’éducation et la sensibilisation sur les génocides Tutsi et des Herero. Ses recherches sur l’antisémitisme contemporain, notamment dans le contexte européen, ont fourni des perspectives essentielles sur la persistance et l’évolution de ce phénomène. En tant que représentant belge auprès de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance), il contribue activement à la promotion de la mémoire de la Shoah et à la lutte contre l’antisémitisme à l’échelle internationale. Ses enseignements à l’Université libre de Bruxelles, à l’Institut d’Études Politiques de Paris, et actuellement à l’Institut d’Etudes Juives près de l’ULB, ont formé de nombreuses générations d’étudiants à ces questions cruciales. À travers ses publications, ses conférences et son engagement dans diverses institutions, Joël Kotek continue d’être une voix influente dans l’étude et la compréhension des génocides, de la Shoah et de l’antisémitisme, contribuant ainsi à la préservation de la mémoire collective et à la lutte contre toutes formes de discrimination et de haine.



Emmanuelle Kotek

Emmanuelle Kotek est une jeune chercheuse prometteuse, actuellement étudiante à la Sorbonne, qui se spécialise dans l’étude du discours cinématographique et, en parallèle, des réseaux sociaux, avec un accent particulier sur la haine en ligne. Née au début des années 2000, elle a grandi dans un environnement académique qui a nourri son intérêt pour les questions sociétales contemporaines. Au cours de ses études, Emmanuelle s’est forgé une expertise unique en combinant sa formation universitaire avec des expériences pratiques auprès d’institutions renommées. Elle a notamment suivi des formations au Mémorial de la Shoah, enrichissant sa compréhension des mécanismes historiques de la haine et de la discrimination. Son passage à Conspiracy Watch lui a permis d’affiner ses compétences en analyse des théories du complot et de leur propagation en ligne. De plus, sa collaboration avec Akadem a renforcé sa connaissance des enjeux liés à l’antisémitisme moderne. Ses travaux de recherche actuels portent sur l’analyse des discours haineux sur les plateformes numériques, en particulier Twitter, qui reste une source majeure de contenus problématiques5. Emmanuelle s’intéresse également aux implications du Digital Services Act, adopté en 2022, sur la régulation des contenus en ligne et la responsabilisation des plateformes.  En parallèle de ses études, Emmanuelle Kotek contribue occasionnellement à des critiques de films pour le site Critikat, démontrant sa capacité à analyser les productions culturelles sous l’angle de ses domaines d’expertise. Son approche multidisciplinaire, combinant histoire, sociologie et études des médias, fait d’elle une voix émergente dans le domaine de la lutte contre la cyberhaine.

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